Ateliers
8 femmes
Dimanche, 06 Décembre 2009 10:50

 

Ce sont les participantes à l’atelier de démarrage au Meux. La plus jeune a 16 ans et les plus âgées une petite soixantaine. Toutes sont plus ou moins débutantes. Toutes ont joué le jeu, se sont à peu près lâchées sur ce premier atelier, ce qui n’est pas évident.

Après quelques marches, pour se mettre en jambe et apprendre les prénoms de chacun, je leur ai proposé une série d’exercices muets qui obligent à travailler la relation à l’autre, notamment dans l’espace.

Quelques fragments de scènes, textes en main, pour finir l’atelier. Art, Cendres sur les mains, On ne badine pas avec l’amour ont accompagné cet atelier de découverte.

« J’ai eu l’impression d’être ailleurs ». C’est ce que dirent plusieurs à l’issue de l’atelier. Le théâtre, un voyage ? Quel beau compliment quand la compagnie s’appelle La Bourlingue !

 

 
L'espace vide
Dimanche, 06 Décembre 2009 10:47

« L’espace vide ». La formule est célèbre.

Je détournerai ici un peu cette formule. Quoique…

Dans un travail de répétition, de recherche, d’improvisation et peut être même en représentation, le comédien doit toujours tendre vers l’espace vide. Aller vers le point du plateau inoccupé, être suffisamment réceptif, à l’écoute, pour proposer l’action, le mot, le geste qui permettrait de rétablir un équilibre rompu. Même (et surtout) si cette action, ce déplacement, cette parole, n’est pas inscrite dans sa partition, ne lui semble pas logique.

L’espace qui lui semble vide, le déséquilibre qui semble exister, le comédien doit y prêter une attention constante. C’est en allant remplir le vide, rétablir un équilibre qu’il créera un nouvel espace vide, un nouveau déséquilibre. Dans cette dialectique peut être rendue sur scène la vie dans ce qu’elle a d’organique.

 
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