espace vide

« L’espace vide ». La formule est célèbre. Cette formule peut être un peu détournée. Quoique…

Dans un travail de répétition, de recherche, d’improvisation et peut être même en représentation, le comédien doit toujours tendre vers l’espace vide. Aller vers le point du plateau inoccupé, être suffisamment réceptif, à l’écoute, pour proposer l’action, le mot, le geste qui permettrait de rétablir un équilibre rompu. Même (et surtout) si cette action, ce déplacement, cette parole, n’est pas inscrite dans sa partition, ne lui semble pas logique.

L’espace qui lui semble vide, le déséquilibre qui semble exister, le comédien doit y prêter une attention constante.

C’est en allant remplir le vide, rétablir un équilibre qu’il créera un nouvel espace vide, un nouveau déséquilibre.

Dans cette dialectique peut être rendue sur scène la vie dans ce qu’elle a d’organique.