cendres sur les mains

Un texte de Laurent Gaudé
Avec Janaïna Tupan, Jean-Philippe de Oliveira et Sébastien Loesener – Mise en scène de Pascal Turbé – Lumières de Didier Malaizé – Musique « Unue » de Yom.

Deux hommmes ;
Ils sont là.

Une femme ;
Elle revient.

Une rencontre improbable ; une situation décalée ;
Qui questionnent l’Humain, le sens de la vie.

Cendres sur les mains est une pièce difficile à résumer. Elle porte sur des thèmes très lourds, pourtant Laurent Gaudé réussit le tour de force de nous enlever, et nous élever, vers le poétique.

Située par Laurent Gaudé dans un contexte morbide et sordide, Cendres sur les mains réussit à éviter cet écueil. Les deux fossoyeurs forment un duo étrange, touchant, révoltant par leur apparente insensibilité et… souvent drôle. La rescapée, dans ses interventions, apporte une touche profondément poétique.

Ce texte est bref, intense et beau. Il pose la question de la vie. Qu’est-ce que c’est « être en vie » ? Est-ce la conscience du sensible ? la conscience d’exister pour les autres ? d’avoir une mémoire de son vécu ?

La construction de cette pièce n’est pas sans rappeler En attendant Godot. Tel Vladimir et Estragon, les deux fossoyeurs… attendent. La personne qui peut répondre à l’attente des fossoyeurs est une entité abstraite (pour le spectateur comme pour eux), presque divine. Comme Godot est presque Dieu en anglais. Ils veulent faire de la rescapée une esclave (comme Lucky). Comme Vladimir et Estragon, seule la mort pourra peut-être les libérer de leur attente. C’est ce qui rend leur duo en apparence « absurde ».

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